the
beaver island ep press
boomkat [uk]
Featuring
a special guest remix appearance by the label’s head
honcho and sometime Quatermass artiste Vicent Fibla, this five track
extended player arrested us almost immediately. Barely a week has
passed since the impressive new talent Eedl arrived at our door, having
first impressed with a killer spot at an off Sonar party 2002 with
familiar sounds from the Benbecula and Expanding camps. Zooey is a new
matter altogether, ‘The Beaver Island’ is a sunblessed
place on this evidence, a sultry ambient wash, perfect for kicking back
on beaches and soaking up the rays. After the sun comes the more
wintry, reflective chill of ‘Nous marchons sous la neige’,
possessing a graceful but purposeful melodic strategy, poised and
luscious still. Fibla’s mix is a killer, a tumble of beats, and a
delicious crunch, topped with Vicent’s penchant for delightful
melody. ‘Endless summer on the beaver island’ is a fitting
conclusion, strings and plucked guitar seal the relationship with the
less glitchy end of Fennesz’s output, with a preserved grasp of
harmony and hazy music for blissed out afternoons. Recommended.
autresdirections [fr]
Voilà
deux mini cd pour trois artistes européens : Zooey,
alias Matthieu Beck de Bordeaux et Eedl, créature
bicéphale barcelonaise dont les têtes pensantes et
créatrices ont pour nom Miguel et Joan. Tous trois sont
réunis sous le drapeau espagnol de spa.Rk records, label
electronica co-créé par le génial Fibla et autour
duquel gravitent un certain nombre de noms connus (Lackluster entre
autres). Reliés aussi par un goût prononcé pour une
electronica mélodique et assez sereine, les deux projets
dessinent chacun de leur côté des reliefs sonores
variés.
Zooey,
tout d'abord, offre avec The Beaver Island une ouverture tout en
saturations lointaines, à la démarche lente et
mesurée, où résonnent des notes de pianos
aquatiques et se développe une jolie ligne mélodique. Le
pulsatile Nous Marchons Sous La Neige s'élève encore un
peu plus haut, avec toujours un art maîtrisé des
sonorités apaisées et ces charmantes mélodies de
boite à musique, ici presque asiatiques ; une pièce d'une
grande sensibilité avant un interlude qui vous maintient en
apesanteur, et l'excellent remix de 111.1 par Fibla qui se pare d'une
rythmique plus expansive, aux textures croustillantes et à la
démarche gargantuesque. Encore une fois une symphonie
électronique parfaitement agencée qui éclot sur la
longueur et révèle des couleurs diaprées, de
multiples voix harmoniques, et régale l'ouïe. L'album se
finit sur un Endless Summer on the Beaver Island ronronnant où
les mêmes échos se perpétuent encore et encore, au
milieu de cordes pincées et grattées, pour donner envie
de rester indéfiniment sous le soleil réconfortant de
Zooey, au bord de sa mer scintillante.
debug [de]
Strangely
genug ist Zooey aus Bordeaux und heißt eigentlich
Matthieu Beck. Man kommt rum. Und irgendwie geht es auf dieser Platte
auch um das herumlungern, dieses Zwischenstadium zwischen langen
ausgedehnten Spaziergängen, die die Welt um einen herum mutieren
lässt zu einer Insel, auf der sich eine eigene
Gesetzmäßigkeit entwickelt hat und die einfachsten
Naturgesetze ausgehebelt werden. Sehr ruhig und mit digital verdrehten
Ideen wirken Tracks wie "The Beaver Island" vor allem durch die
Öffnung, die zwischen dem stapfig glücklichen Grundton und
der verwirrt experimentellen Schicht darüber entsteht, etwas, das
auf dem noch langsameren "Nous Marchons Sous La Neige" gedämpfter
in klingeld süsslich weißem Klang dann irgendwie von innen
heraus gedacht wird und sich ausbreitet wie ein Kaminfeuer aus
Igloobausteinen. Mit "Endless Summer On Beaver Island" endet die EP in
einer abstahierten Version von Beach Boy Strand Elegien und dem Wissen,
dass Silicon und Sonne schon immer gute Freunde waren, während
kurz vorher Fibla noch einen kurzen Ausflug in das Nachtleben der
digitalen Breaks und Basslines mit seinem Remix von "111.1" gemacht
hat. Bezaubernde Platte.
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